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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 09:44

Thriller.

Version publiée en 2011,

aux éditions Gallmeister (Americana).

300 pages.

 

New York, 1991.

La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d'une université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d'un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu'à ce qu'une mystérieuse agence lui propose «le job pour lequel on tuerait». Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d'une maison d'édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu'un.

Théorie du complot et culture pop se mélangent dans ce roman politiquement incorrect à l'humour noir décapant qui tient à la fois de la satire grinçante et du thriller paranoïaque.


totally-killer1

 

 

«Vous pouvez dire ce que vous voulez sur le libre arbitre ; nous sommes tous esclaves du destin.»

 

 

Merci à EloDesigns qui m'a offert ce roman lors du swap Vacances en 2011.

 

Le résumé est assez riche en informations sur le roman et les personnages mais bizarrement, on ressort surpris de cette lecture !

On atterrit dans le New-York de l'année 1991 : la crise est belle et bien là, les boulots sont durs à trouver, les loyers durs à payer. C'est d'ailleurs de tous ces problèmes que le narrateur, Todd, va nous parler tout au long de ce roman : ce que cette crise implique et ce qu'elle va provoquer après la rupture avec sa petite amie. En effet, pour pouvoir continuer à payer le loyer de son appartement de l'East Village, Todd recherche un colocataire et trouve Taylor qu'il décriera comme une bombe nymphomane aux 77 conquêtes. Todd introduit alors la notion de « baby-boomers », ces hommes et femmes nés juste après la 2ème Guerre Mondiale et qui occupent la plupart des boulots de New-York : les recruteurs deviennent alors très élitistes et seuls les diplômés des grandes universités trouvent des places...

Les personnages semblent très réels, surtout pour les lecteurs qui sont à peu près dans la même tranche d'âge (20-30 ans) puisque même 20 ans plus tard, le problème du chômage est resté le même... On s'attache alors à eux et même si l'action n'arrive vraiment qu'en fin de roman, on tourne les pages sans réfléchir pour savoir ce que vont devenir Todd et Taylor.

L'action, comme je viens de le dire, est quasi nulle dans les 3/4 du roman : l'intérêt est d'expliquer le contexte de l'époque et de faire approuver par le lecteur le point de vue de l'agence de recrutement Quid Pro Quo : "Si tu veux avoir un boulot, il faut le prendre à quelqu'un d'autre"... En l'éliminant du marché du travail définitivement ! Cette approche est assez sympa je trouve, c'est innovant et puis tellement simple en fait ! (pourquoi on n'y a pas pensé avant ?!? =) )

Les 100 dernières pages sont plus axées sur les relations entre l'agence, Taylor, Todd et Asher l’exécutant de Quid Pro Quo et la nouvelle conquête de Taylor. De même que pour le début, Greg Olear sait accrocher le lecteur puisqu'il corse un peu les choses en faisant de Taylor une assoiffée de sang et de pouvoir... Alors, qui va tuer qui, comment et pourquoi ?!

Totally Killer aurait pu être un véritable coup de cœur si l'auteur avait continué ainsi et développé comme il l'avait fait précédemment son passage sur la théorie du complot et tous les entremêlements de personnalités importantes mondiales dans la si spéciale agence de recrutement : j'ai adoré les explications de Maddox sur le pourquoi du comment de cette agence, ses buts et ses intérêts à travers le monde... Malheureusement, je trouve que cet aspect n'a pas été assez fouillé, il aurait mérité une petite centaine de pages supplémentaires !! Surtout qu'ensuite, l'agence et tout ce qui touchait de près ou de loin à Quid Pro Quo a disparu mystérieusement après l'arrestation d'un personnage (je ne dirai pas qui, c'est pas marrant sinon, surtout que je ne pensais pas que ça finirait comme ça!)

Pour finir, ce livre est rempli d'allusions aux évènements de l'année 1991, et même si pour moi qui suis née cette année-là, le contexte historico-politico-culturel reste assez flou, les anecdotes sont bien placées et apporte un côté réel à l'histoire de Taylor et Todd.

 

Bref, un quasi coup de cœur si Greg Olear avait poursuivi son effort jusqu'au bout : un petit relâchement sur le dénouement me laisse sur ma fin !

 

 

EloDesigns l'a également lu.

 

Cette lecture est comptabilisée dans le challenge «Le tour des genres en 365 jours» pour la catégorie Polar/Thriller.

challenge

 

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