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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:53

Classique.

Version publiée en 2006,

aux éditions Hachette (Les Classiques).

177 pages (hors dossiers scolaires).

 

Invisible, indéfinissable, malfaisante, la "chose" rôde déjà autour de lui. L'homme est pris de fièvres, d'insomnies, de cauchemars. L'eau de sa carafe disparaît, la tige d'une rose se brise sous ses yeux, les pages de son livre tournent d'elles-mêmes. Perd-il la raison ? A l'angoisse succèdent la peur et bientôt l'épouvante. Une lutte démoniaque se prépare entre l'homme et cette image maléfique de lui-même qui le dévore peu à peu et s'empare de lui. Qui est cet autre qui maintenant crie son nom, "le Horla" ? "C'est lui qui me hante ! Il est en moi, il devient mon âme ; je le tuerai !"


Le Horla et autres contes fantastiques - maupassant


Je connais Maupassant grâce aux lectures scolaires, notamment Bel-Ami, mais je n'ai jamais lu cet auteur dans son univers fantastique.

 

J'aime beaucoup le style de Maupassant, ses descriptions qui rebutent tellement certaines personnes, et sa façon d'écrire qui reflète parfaitement la société...

J'ai été assez surprise de découvrir un tout autre style, moins travaillé à mon goût dans ces nouvelles : alors bien sûr, on ne peut pas étoffer ses personnages et son intrigue dans une nouvelle comme on peut le faire dans un roman et c'est justement ce qui m'embête dans ce format.

J'avais hâte de retrouver l'ambiance de Maupassant, et cela m'a manqué.

 

Pour parler plus précisément de la nouvelle Le Horla, j'ai pu découvrir la version initiale ainsi que celle de 1887, sous forme de journal intime.

La seconde est beaucoup plus détaillée puisque le narrateur écrit ses mésaventures jour après jour tandis que la première version est sous forme de lettre, plus concise donc.

Dans l'intrigue elle-même, j'ai préféré la première version, plus courte donc plus haletante et dont la fin laisse pour moi une sensation de malaise. Tandis que la version de 1887 offre une fin plus dramatique et plus centrée sur le narrateur que sur le sujet plus profond du Horla en lui-même et de la folie en général.

 

 

Pour ce qui est des autres nouvelles de ce recueil, j'ai été gêné par les chutes de l'auteur qui sont, pour moi, pas assez abouties : il me manque à chaque fois un élément qui me permettrait de conclure des histoires que je trouve pourtant bien trouvées avec des idées originales et pleines de suspense.

 

Autres nouvelles du recueil que j'ai tout de même appréciées :

  • La main

  • L'auberge

  • La morte

 

 

En bref, un recueil qui me permet de découvrir un maître du classique dans des histoires fantastiques. Bien qu'originales et travaillées, les chutes de ces histoires ne m'ont pas tout le temps convaincues... Cependant, on découvre deux fins possibles pour Le Horla, pour que tout le monde soit contenté !

 

 

Discussions du BookClub Livraddict :

Général – Le style – Le narrateur - L'intrigue

 

 

Cette lecture me permet de participer au challenge Bookineurs en couleurs de Lyiah : PAL blanche.

challenge-bookineurs-en-couleurs

 

 

Du même auteur, sur le blog : 

 - Une vie 

 


Pour aller plus loin : L’œuvre de Maupassant 

 

 

Site sur l'auteur Site des éditions Hachette 

 

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:44

Tome 2 de la saga des Enquêtes de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet.

Policier Historique.

Version publiée en 2001,

aux éditions 10/18 (Grands Détectives).

312 pages.

 

Fin de l'année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l'expulsion des Jésuites est en discussion et la Marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur.
Nous retrouvons Nicolas Le Floch à la première des "Paladins" de Rameau à l'Opéra, à laquelle assiste Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV.
Durant la représentation, le Comte et la Comtesse de Ruissec, qui accompagnaient la Princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître Sartine jusqu'à l'Hôtel des malheureux parents, où il va faire de bien curieuses constatations.
Nicolas découvre bientôt que ces meurtres paraissent liés à un complot jésuite. Mais ne s'agit-il pas de fausses apparences, d'une manipulation compliquée de divers partis qui s'affrontent secrètement à la Cour?

 

l'homme au ventre de plomb

 

http://img11.hostingpics.net/pics/896882lenigmedesblancsmanteaux.png

 

Lors de ma lecture du premier tome, l'écriture et le style de l'auteur avait compromis ma découverte de cette série... Malgré un long moment sans reprendre contact avec la plume de Parot, j'ai plongé avec plaisir dans le deuxième tome et cette fois-ci, j'ai accroché dès le début.

En effet, dans ce roman, on débute directement l'enquête avec la découverte d'un corps pendu.

Pas de présentations, ni de banalités, juste un léger récapitulatif en début de livre... Même pas un prologue.

 

J'ai retrouvé avec plaisir Nicholas, jeune enquêteur à Paris, qui s'est désormais bien habitué à sa nouvelle vie et maîtrise l'art de son métier à la perfection : les coups bas et autres manigances n'ont plus aucun secret pour lui même si parfois, son honnêteté et son éducation reviennent le hanter...

On découvre également pas mal de nouveaux personnages, et on côtoie toujours la Cour Royale notamment avec Madame de Pompadour.

 

L'enquête est encore une fois bien menée, avec beaucoup de retournements de situations et des trahisons à n'en plus finir !

Il faut suivre, c'est sûr, mais lorsqu'on est plongé dans ces romans, c'est vraiment très intéressant et entraînant.

Le dénouement est cohérent malgré une révélation que je n'ai pas trop compris... De nouveaux personnages arrivent en fin de roman, mais sans vraiment avoir été présentés au lecteur.

 

 

En bref, un deuxième tome meilleur à mon goût : le lecteur est directement plongé dans l'intrigue, entraîné par un enquêteur bien plus sûr de lui que dans le premier tome mais qui n'en reste pas moins humain !

 

 

 

Noémie l'a également lu.

 

 

 

Cette lecture me permet de participer à la Lecture Commune Livraddict organisée par Coconut.

 

 

 

Du même auteur, sur le blog : 

 L'énigme des Blancs-Manteaux

 

 

Pour aller plus loin : La série n'est pas encore terminée, 9 tomes m'attendent encore !

 

 

Site de la sagaSite des éditions

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:32

 

Chick-lit.

Version publiée en 2005,

aux éditions Pocket.

382 pages.

 

Ce n'est pas qu'Emma soit menteuse, non, c'est plutôt qu'elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV. Elle déteste sa cousine Kerry. Et avec Connor, son petit ami, au lit ce n'est pas franchement l'extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l'avouer. Mourir ? Justement... Lors d'un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit sa dernière heure arrivée. Prise de panique, elle déballe tout à son séduisant voisin. Tout et plus encore. Sans imaginer que l'inconnu en question est l'un de ses proches. Très proche même...

 

les petits secrets d'emma

 

La chick-lit n'est pas mon genre de lecture de prédilection mais les beaux jours revenant, j'ai eu envie d'un peu de fraîcheur avant de replonger dans la noirceur des thrillers !

 

 

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur : j'avais un peu peur de tomber dans un roman niais et trop fille à mon goût et finalement, S. Kinsella donne à Emma un humour et une ironie qui m'ont fait sourire.

La première page du roman annonce la couleur, Emma a des tas de secrets mais fait parfois des gaffes... Comme toute fille qui se respecte je pense !

 

En effet, les personnages sont très vite attachants car très réels dans leur personnalité : Emma est très spontanée, Jack très drôle, les parents d'Emma protecteurs mais assez durs, etc.

Bref, ce sont tous des personnes que l'on peut croiser tous les jours et c'est ce qui les rend si proches du lecteur.

 

L'histoire m'a plu aussi, ni trop girly ni trop gentillette avec un petit revirement de situation à la fin du roman qui compromet toutes les attentes que l'on avait pu avoir dans les premières pages. Et puis finalement, bine sur, tout s'arrange mais l'explication est assez plausible et pas trop naïve.

 

 

En bref, une lecture détente dans laquelle Sophie Kinsella a su instaurer de l'ironie et de l'humour pour que le lecteur passe un bon moment même si la chick-lit n'est pas sa tasse de thé. Si ça a marché sur moi, ça marchera sur beaucoup de monde !

 

 

Fee-tish, Liliebook et Livr0ns-n0us l'ont également lu.

 

 

Cette lecture me permet de participer au challenge Bookineurs en couleurs de Lyiah : PAL rouge.

Logo-challenge-bookineurs-en-couleurs

 

 

Du même auteur, sur le blog : 

 L'accro du shopping

 

 

Pour aller plus loin : Sophie Kinsella est la seule auteur de chick-lit que j'ai lu et pour l'instant, elle ne m'a pas déçue... A voir si j'ai l'occasion de lire d'autres de ses romans.

 

 

Site de l'auteurSite des éditions

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 10:43

Tome 2 de la saga Sérum.

Thriller.

Version publiée en 2012,

aux éditions J'ai Lu.

212 pages.

 

1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE.

1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE.

2012 : DRAKEN INVENTE LE SERUM.

Une injection.

Sept minutes pour accéder au subconscient profond d'Emily Scott.

Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.

Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

 

serum-s1e2

 

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On retrouve toujours l'écriture qui fait penser à une vraie série télé avec un prologue «Dans l'épisode précédent », un épilogue « Dans le prochain épisode », et des chapitres courts et entrainants.

 

Du côté des personnages, j'avais été intrigué par le personnage de Draken dans le premier épisode mais là, il m'a plutot énervée : son côté cynique a été effacé et il devient alors un séducteur un peu lourd... Bref, je ne l'ai pas du tout aimé dans cet épisode. Par contre, j'ai retrouvé la personnalité que j'avais beaucoup aimé dans le personnage de son père Ian.

Lola est toujours fidèle à elle-même avec ses secrets que l'on ne connaît toujours pas. Philip est un peu plus effacé dans cette suite, c'est dommage.

Emily est toujours amnésique mais sa participation dans l'enquête est très bien pensée.

 

L'histoire avance petit à petit, grâce aux séances d'hypnose d'Emily : ces séances sont très riches et perdent un peu le lecteur vu que l'on ne sait pas trop où ça doit nous mener... Le dénouement est donc assez surprenant mais on reste assez lointain étant donné que l'on n'a pas pu vraiment participer à l'enquête.

Je trouve assez dommage que les auteurs n'impliquent pas les lecteurs : dans une série télé, le spectateur peut essayer de deviner le dénouement, là il manque un petit truc pour que l'on puisse se sentir invités à participer.

 

 

En bref, une suite intéressante. Les personnages se développent et les premiers a-prioris ne sont parfois plus d'actualité. L'action est plutôt lente, mais il faut tenir jusqu'au dernier épisode...

 

 

Stéphanie, Mina et Voz' l'ont également lu.

 

Cette lecture me permet de participer au challenge Bookineurs en couleurs de Lyiah : PAL rouge,

Logo-challenge-bookineurs-en-couleurs

 

au challenge des 170 idées, n°92 : une pomme,

http://img15.hostingpics.net/pics/258800challenge170ides.jpg

 

ainsi qu'au Baby Challenge Livraddict Policier.

http://img15.hostingpics.net/pics/456601ChallengeLA2013Policier.png

 

 

Du même auteur, sur le blog : 

 Sérum, Saison 1, Episode 1

 

 

Pour aller plus loin : Il me reste donc 4 épisodes à trouver et à lire avant que la saison 2 n'attaque...

 

 

Site de la sérieSite des éditions

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 07:04

Classique.

Version publiée en 1966,

aux éditions LGF.

184 pages.

 

Pour éviter le scandale et protéger les intérêts de leur fille, Bernard Desqueyroux, que sa femme a tenté d'empoisonner, dépose de telle sorte qu'elle bénéficie d'un non-lieu.
Enfermée dans sa chambre, Thérèse tombe dans une prostration si complète que son mari, effrayé, ne sait plus quelle décision prendre.
Doit-il lui rendre sa liberté ?

 

Thérèse desqueyrous

 

Encore une fois c'est la sortie du film qui m'a donné envie de lire l'oeuvre originale... Je les cumule un peu en ce moment mais il faut dire que les réalisateurs surfent sur la vague et ça marche !

 

Le style de F. Mauriac est assez fluide et agréable. Malheureusement, j'ai eu un peu de mal à me mettre dans le bain : je ne comprenais où l'auteur voulait en venir... En effet, on découvre les personnages sortant du tribunal mais on ne sait pas ce qui les a amenés ici. Ensuite, l'auteur revient en arrière pour expliquer cette première scène, mais sans nous prévenir !

Il m'a fallu un temps d'adaptation pour comprendre que le récit était un flash-back. Je pense que c'est dommage, l'auteur aurait pu nous mettre sur la voie avec quelques petits indices, ainsi le lecteur est tout de suite dans l'histoire : j'ai quand même mis la moitié du roman pour comprendre, et comme il n'est pas très long (185 pages), il reste peu de pages pour apprécier sa lecture...

 

Les personnages sont bien travaillés et totalement différents les uns des autres.

Sur ce coup, bravo à l'auteur car il arrive à renverser les rôles des personnages : l'histoire nous présente Thérèse comme la coupable, celle qui est accusée au tribunal et son mari Bernard comme la victime... Et finalement, le lecteur s'attache à Thérèse, apprend à la connaître et à comprendre ses gestes et ses pensées tandis que Bernard nous apparaît comme un homme hautain et antipathique à souhait, un homme très bourgeois qui croit que tout lui ait acquis.

Cette façon d'écrire est troublante car on a l'impression que nos sentiments ne sont pas en phase avec l'histoire, et c'est ce qui fait toute la force de ce roman car on referme le livre avec un sentiment de pitié pour Thérèse alors que Bernard ne nous touche pas du tout !

 

L'histoire en elle-même reste banale, ce sont les personnages et leurs personnalités qui font toute le charme de ce fait divers passionnel... Néanmoins, j'ai beaucoup aimé le fond et ce que Mauriac a voulu faire passer.

 

 

En bref, une bonne lecture avec ce classique. J'ai aimé l'histoire et les personnages, seul le début un peu brouillon m'a déstabilisé et m'a « gâché » une partie de ma lecture. Une re-lecture permettrait peut-être d'approfondir l'oeuvre de Mauriac.

 

 

Petite Fleur l'a également lu.

 

Cette lecture me permet de participer une troisième fois à la onzième session du challenge Lire en thème de Hylyirio : Du livre à l'écran.

(Adaptation ciné par Claude Miller en 2012, avec Audrey Tautou et Gilles Lelouche)

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Pour aller plus loin : L'adaptation ciné me tente beaucoup, et j'ai également un autre livre de l'auteur dans ma PAL...

 

Fiche Babelio de l'auteurSite des éditionsBande annonce de l'adaptation ciné

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 06:57

Roman historique.

Version publiée en 2010,

aux éditions Pocket.

83 pages.

 

Au temps des Valois et des guerres de religion, Madame de Montpensier aime ainsi le jeune duc de Guise, bafouant un mari de circonstance ivre de jalousie. Elle ignore les sentiments qu'elle inspire au duc d'Anjou, le futur roi de France. Avec une férocité inconsciente, elle torture le pauvre comte de Chabannes chargé de l'éduquer, follement amoureux d'elle lui aussi.

 

la princesse de montpensier

 

J'avais prévu de lire ce court roman lors de mon voyage en car pour rentrer chez moi le week end dernier... Format parfait pour 1h30 de route. Malheureusement, il a fallu que je m'arrête en cours car j'ai eu beaucoup de mal avec le style...

 

L'écriture de Madame de La Fayette est assez... dense ! Bien sûr, il faut remettre ses écrits dans leurs contextes c'est à dire la fin du XVIIème siècle mais plusieurs phrases m'ont paru interminables ou bien trop compliquées : j'ai dû parfois reprendre des passages pour bien comprendre ce que l'auteure nous écrivait.

 

Cependant, l'histoire en elle-même est très intéressante. Ce méli-mélo de sentiments entre les personnages ainsi que la course au pouvoir durant la guerre instaure une sorte de tension dans le récit. On est pressés de savoir qui va enfin avoir le cœur de la princesse de Montpensier !

Malgré tout, je ne dirais pas que les personnages m'ont touché : le style m'a tenu éloignée de l'histoire, et l'auteure ne s'attarde pas sur les réels sentiments à part l'amour et la jalousie, la vengeance en fin de récit mais ça ne va pas plus loin... On reste dans le schéma classique : les hommes sont amoureux et jaloux, la princesse est distante et hautaine vis-à-vis de tous ses prétendants.

 

Le petit plus de l'édition : 2 petits compléments en début et fin de livre, Histoire de la princesse de Montpensier de Jacques Perrin et Notice sur la vie et les ouvrages de Madame de La Fayette d'Antoine Jay qui permettent de fouiller un peu plus ce court roman et nous éclaire sur certains détails politiques et sociaux du XVIIème siècle.

 

 

En bref, un court roman historique très dense par l'écriture, intéressant par l'histoire mais légérement décevant par le manque d'originalité des personnalités des protagonistes. Cependant, c'est un réel roman historique qui mêle guerre de pouvoir et stratagèmes de cette époque.

 

 

Marmotte l'a également lu.

 

 

Cette lecture me permet de participer au challenge Bookineurs en Couleurs : PAL bleue

Logo-challenge-bookineurs-en-couleurs

 

ainsi qu'au challenge Lire en thème : Des livres à l'écran.

(Adaptation ciné de Bertand Tavernier en 2010 avec Mélanie Laurent et Gaspard Ullliel.)

http://img11.hostingpics.net/pics/402621Lireenthme11.png

 

 

Fiche Babelio de l'auteurSite des éditionsBande annonce de l'adaptation ciné

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:49

Roman contemporain.

Version publiée en 2012,

aux éditions Paul&Mike.

265 pages.

 

Né quelque part entre l'année où Marilyn dit adieu à Monroe et la première crise du pétrole, Jean-Fabien est le croisement improbable de deux ingénieurs. Ç’aurait pu donner un truc intelligent, genre Einstein au carré, mais non, la consanguinité ne produit rien de bon. En l’occurrence, elle a donné Jean-Fabien. On ne réussit pas une recette à tous les coups, même avec les meilleurs ingrédients.

Jean-Fabien est écrivain. Enfin, disons qu'il voudrait bien. En bon archétype du loser, il pense que ça l'aiderait peut-être à draguer, du moins à se faire des amis. Cadre dans une caricature de world company le jour, serial blogueur la nuit, il a décidé de se consacrer à l’étude du comportement féminin en milieu hostile, avec toute la rigueur scientifique que le sujet mérite – et toute la philosophie qu’il inspire.

Lui verrait bien le résultat de cette œuvre d’anthologie en belle place dans les librairies… Pas les éditeurs, qui estiment qu’il est à la littérature ce que le hachis Parmentier Findus est à la grande cuisine.

Mais être un auteur non publié ne signifie pas qu’on doit rester les bras ballants – ils pendent déjà bien assez comme ça. C’est pourquoi, entre deux siestes, Jean-Fabien a décidé d’agir.

Comment faire pour être publié ? Ecrire, vous allez dire.

C’est bien, on progresse.

 

journal-d-un-ecrivain-sans-succes.png

 

J'ai découvert ce livre grâce à l'auteur qui m'a contacté sur le blog. Je l'en remercie beaucoup puisque ça a été une très bonne découverte et un échange très sympathique !

 

Avant de lire son livre, j'ai tout d'abord découvert le blog de Jean-Fabien, où il donne son avis sur l'actualité avec son humour particulier... J'ai beaucoup aimé son style percutant et drôle.

 

Du côté du court roman, j'ai aimé retrouvé ce style.

L'humour si caractéristique de l'auteur est là, à chaque ligne et à chaque chapitre. Cette continuité peut paraître lourde mais je suis très bon public pour ce genre d'humour, et avec moi, ça marche très bien !

 

L'histoire est banale mais intéressante : on découvre l'auteur dans sa vie de tous les jours, entre problèmes personnels et problèmes professionnels.

Les personnages sont à l'image du roman. Drôles, décalés et surprenants. On retrouve le meilleur ami un peu lourdingue, la secrétaire avide de tous les potins de la boîte, et bien sûr, la jolie fille qui fait chavirer les cœurs...

Malgré tout, Jean-Fabien insère une petite note de tristesse à la fin qui apporte une touche de sérieux au roman.

 

Dernier point positif : la mise en page du livre, l'histoire mêle récit et extraits de blogs. Ces passages permettent de suivre l'aventure de l'auteur dans le monde de l'édition, et d'entrevoir les embûches qu'un jeune auteur peut rencontrer pour se faire connaître.

 

 

En bref, un très bon moment passé grâce à un roman qui, avec tous ses bon points, se lit très vite et donne le sourire dans une journée de travail fatigante !

 

 

Stephy21 l'a également lu.

 

Site de l'auteurSite des éditions

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:18

Thriller.

Version publiée en 1983,

aux éditions Olivier Orban.

309 pages.

 

Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies.

De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent des centaines de millions de dollars, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un.

Ils ont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté... Cela, personne ne le sait. Alors, si ces sept-là n'étaient pas sept, mais huit ?

S'ils étaient huit, alors le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, LA NUIT DES ENFANTS ROIS.

 

la-nuit-des-enfants-rois-copie-1.jpg

 

J'ai découvert ce livre grâce à l'adaptation ciné qui en a été fait en 2011, je ne connaissais pas du tout ni l'histoire, ni l'auteur ! Comme d'habitude, je n'ai toujours pas vu le film mais j'ai bien aimé le livre.

 

Démarrons par un côté un peu négatif, le style de l'auteur : agréable et simple, renforcé par des chapitres très courts (parfois moins d'une page), j'ai trouvé qu'il y a avait pas mal de répétitions avec des phrases courtes et des passages un peu superficiels, sans réelle profondeur dans la psychologie des personnages.

Néanmoins, l'action n'en est que décuplée : la rapidité des paragraphes et des phrases permet d'enchaîner les rebondissements, les changements de lieux et de points de vue...

 

Les personnages paraissent lointains : ils sont attachants, notamment Jimbo ou même Fozzy l'ordinateur pourtant leur intelligence engendre un sentiment de supériorité, on se sent un peu débiles à côté surtout lors du passage de l'énigme que Jimbo pose au premier des Sept...

Et la notion de superficialité des personnages est encore plus importante ici puisque l'auteur nous donne l'impression qu'ils n'ont pas de sentiments ou très peu...

J'aurais préféré en savoir encore un peu plus sur Jimbo ainsi que sur les Sept puisque dans le roman, un seul enfant est réellement développé. Il s'agit du plus ''mauvais'', peut-être le plus intéressant mais en tout cas le plus froid et le moins attachant... De plus, même cet enfant qui a le droit a quelques chapitres n'est pas vraiment fouillé : on sait juste qu'il a envie de tuer tout le monde, point.

 

L'histoire est tout de même originale et intéressante !

Bernard Lenteric a su créer des liens entre des personnages qui étaient destinés à être plutôt renfermés sur eux-mêmes et nous écrire une histoire qui tient tout de même en haleine jusqu'au bout puisqu'on se demande jusqu'aux dernière pages si l'on va réussir à arrêter ces sept adolescents prêts à tout !

 

 

En bref, un assez bon thriller original et intéressant. Il aurait peut-être mérité que B. Lenteric fouille un peu plus ses personnages sur le plan psychologique quitte à effacer des personnages secondaires pas inoubliables... J'aurais aussi aimé avoir une fin axée sur les adolescents et leurs avenirs plutôt que sur Jimbo et Ann, qui devient du coup assez cliché et prévisible.

 

 

Reveline et Luna l'ont également lu.

 

Cette lecture me permet de participer au challenge Un mot, des titres de Calypso : ''roi''

Challenge Un mot, des titres

 

Pour aller plus loin : j'aimerais maintenant découvrir le film d'animation tiré de ce roman.

 

Fiche Babelio de l'auteurBande annonce de l'adaptation ciné

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 12:06

Romance.

Version publiée en 1991,

aux éditions Denoël.

367 pages.

 

Cinq soldats français condamnés à mort en conseil de guerre, aux bras liés dans le dos. Cinq soldats qu'on a jetés dans la neige en Picardie, un soir de janvier 1917, devant la tranchée ennemie, pour qu'on les tue. Toute une nuit et tout un jour, ils ont tenté de survivre. Le plus jeune était un Bleuet, il n'avait pas vingt ans.

A l'autre bout de la France, la paix venue, Mathilde veut savoir la vérité sur cette ignominie. Elle a vingt ans elle aussi, elle est plus désarmée que quiconque, mais elle aimait le Bleuet d'un amour à l'épreuve de tout, elle va se battre pour le retrouver, mort ou vivant, dans le labyrinthe où elle l'a perdu.

Tout au long de ce qu'on appellera plus tard les années folles, quand le jazz aura couvert le roulement des tambours, ses recherches seront ses fiançailles. Mathilde y sacrifiera ses jours et, malgré les mensonges, elle ira jusqu'au bout de l'espoir insensé qui la porte.

 

un long dimanche de fiançailles

 

''Et puis, Mathilde est d'heureuse nature. Elle se dit que si ce fil ne la ramène pas à son amant, tant pis, c'est pas grave, elle pourra toujours se pendre avec.''

p.27

 

Je ne suis pas très fan des romans sur la guerre 14-18, je préfère largement celle de 39-45 : plus d'action, plus d'idées, plus de barbaries aussi... Cependant, cette histoire m'avait attiré lors de la sortie ciné de son adaptation (que je n'ai pas vu) et j'ai quand même voulu tenté l'expérience.

 

J'ai d'abord eu beaucoup de mal à rentrer dans le roman... L'intrigue est découpée en longs chapitres où se mélangent les points de vue, les paragraphes de récits, les paragraphes épistolaires, … Bref, j'ai eu du mal à suivre ! Malgré tout, une fois la démarche de l'auteur comprise (ce n'est pas une romance à l'eau de rose, c'est une quête de l'amour perdu par tous les moyens, quoi qu'il en coûte), l'univers m'a paru plus clair et finalement original et intéressant !

L'écriture en est du coup un peu saccadée mais cela renforce le sentiment de course vers la vérité de Mathilde.

 

Les personnages sont assez nombreux mais seule Mathilde est réellement développée : c'est elle que l'on suit du début à la fin et c'est de son point de vue que l'on vit cette histoire. Les personnages secondaires sont seulement là par bribes, voire pour certains, ne se résument qu'à une lettre, réponse à une annonce passée dans le journal par Mathilde.

Par conséquent, Mathilde est un personnage très travaillée et tout en reliefs : c'est une femme diminuée par son handicap mais pleine de force, de courage et de motivation pour retrouver son Manech et comprendre cette journée de janvier 1917. On s'attache à elle par la force des choses, on a aussi envie de savoir la vérité !

 

L'histoire en elle-même pourrait être banale mais S. Japrisot sait en faire un réel roman à suspense où l'amour prend toute la place et où seul le dénouement saura nous satisfaire !

On découvre, petit à petit, au rythme des enquêtes de Mathilde, toute les machinations, les tromperies mais aussi les amitiés que la guerre 14-18 a engendré.

 

 

En bref, une romance pleine de suspense loin d'être fleur bleue ! Le point de vue de Sébastien Japrisot sur la guerre 14-18 est original et bien travaillé : une histoire d'amour banale permet d'ouvrir les yeux sur toutes les manigances d'une guerre et sur les retombées qu'elle a pour les familles, les femmes et les amis des soldats. Une très belle découverte malgré un début difficile...

 

 

Laety et Marmotte l'ont également lu.

 

Cette lecture me permet de participer à la neuvième session du challenge Lire en thème de Hylyirio : L'amour sous toutes ses formes !

J'en profite pour vous dire que vous pouvez encore participer jusqu'au 14 février et que vous pouvez également votez pour la prochaine session.

http://img11.hostingpics.net/pics/597542lireenthme9.jpg

 

 

Pour aller plus loin : J'ai encore plus envie de voir l'adaptation ciné suite à cette lecture... Du côté de l'auteur, j'ai un autre de ses livres dans ma PAL !

 

Fiche Babelio de l'auteurSite des éditionsVidéo 1 livre, 1 jour

 

http://www.livraddict.com/images/logo_liv.jpg

 


 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 14:54

Tome 1 de la saga Sérum.

Thriller.

Version publiée en 2012,

aux éditions J'ai Lu.

192 pages.

 

1773 : MESMER INVENTE L'HYPNOSE.

1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE.

2012 : DRAKEN INVENTE LE SERUM.

Une injection.

Sept minutes pour accéder au subconscient profond d'Emily Scott.

Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.

Quelques jours pour empêcher le pire.

Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

 

serum-S1E1.jpg

 

''L'instinct, c'est de la logique qui s'ignore.''

p.46

 

 

Ça y est, je me suis lancée dans LA saga de l'année et pour une fois que ce n'est pas de la bit-lit ou du young adult, je ne pouvais pas manquer ça ! Alors bien sur, comme d'habitude, j'ai un peu de retard (seulement 9 mois...) mais si j'avais su, j'aurais commencé bien plus tôt !!

 

L'écriture à quatre mains de ce roman est agréable, facile et surtout très addictive ! Il m'a fallu une fin de soirée pour lire ce livre et si je ne m'étais pas retenue, j'attaquais la suite... Le roman en lui même est original et surprenant.


Les personnages sont sympathiques et plutôt attachants. Le couple d'enquêteurs Lola Gallagher/Patrick Detroit marche très bien et les petits secrets de Lola sont intrigants et bien amenés.

Draken, lui, est plus mystérieux : il paraît cynique et désabusé au départ avec ses remarques acerbes mais se dévoile finalement à la fin de ce premier épisode... A suivre !

 

L'histoire reste quand même assez banale dans ce ''pilote'' (puisque l'on a affaire à une série !) : une femme amnésique tente de retrouver ses souvenirs après une fusillade, apparemment il serait histoire de machination... Bref, rien de bien nouveau !

Cependant, la fin amène de nombreuses questions : qui est vraiment Draken, que va-t-il se passer dans la nouvelle pièce ? Tout un programme qui s'annonce.

J'ai été un peu déçue de voir que la quatrième de couverture de ce premier livre nous mentait en quelque sorte et nous dévoilait déjà une partie de la suite... C'est dommage, même si les meurtres en questions sont accrocheurs, ils ne surviennent pas dans ce tome-là. Et j'ai été encore plus déçue quand j'ai vu qu'en réalité, la 4ème de couv' était exactement la même pour l'épisode 2 !!

 

 

En bref, une série prometteuse grâce à un premier épisode qui donne l'eau à la bouche pour la suite ! Le couple d'enquêteurs tout comme l'histoire sont banals (banaux?!) mais fonctionnent parfaitement... Un épisode qui met donc l'intrigue en place tout en laissant ce qu'il faut de mystères !

 

 

Nelfe, Mina et Voz' l'ont également lu.

 

 

Cette lecture me permet de participer à la deuxième session du challenge Bookineurs en couleurs de Lyiah : PAL Noire !

Logo-challenge-bookineurs-en-couleurs

 

 

Pour aller plus loin : J'ai l'épisode 2 qui m'attend sagement... Je le regarde, il me regarde... Je vais pas tarder à craquer je pense ! =)

 

Site de la sérieSite des éditions

http://www.livraddict.com/images/logo_liv.jpg

 

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