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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 09:13

Saga Lucie Hennebelle, tome 1.

 

Thriller.

Version publiée en 2006,

aux éditions Pocket.

342 pages.

 

Imaginez… Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints. Devant vous, un champ d’éoliennes désert. Soudain le choc, d’une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d’euros, à portée de la main. Que feriez-vous ? Vigo et Sylvain, eux, ont choisi. L’amitié a parfois le goût du sang : désormais le pire de leur cauchemar a un nom… La Bête.

 

La-chambre-des-morts.jpg

 

«A trop effleurer le mal, on devient le mal.»

p.238

 

J'avais très envie de découvrir cet auteur et d'étoffer un peu ma culture vis-à-vis des thrillers, mon genre littéraire préféré...

 

 

Le style de Franck Thilliez est fluide, cependant j'ai trouvé que les dialogues étaient parfois un peu convenus : il utilise un langage assez intellectuel qui se traduit par une sensation de manque de naturel dans les conversations... Malgré tout, ce petit détail permet de voir que l'auteur a fait énormément de recherches et rassemblé un maximum d'informations relatives à l'intrigue qu'il souhaite développer, ici la taxidermie et le naturalisme notamment à travers les essais et recherches de Fragonard (chirurgien de la fin du XVIIIème siècle, vous pouvez découvrir ses « œuvres » sur ce site).


Au niveau de l'intrigue, on retrouve du suspense, du gore, des esprits torturés et dérangés... Je ne peut qu'aimer, et faire la connexion avec les romans de Maxime Chattam : j'ai eu les mêmes sensations et les mêmes réflexions en lisant ce livre qu'avec la trilogie du mal... Rien que pour ça, je pense que Thilliez est un auteur que je vais continuer à découvrir !

L'histoire en elle-même est très bien menée, même si le côté du mal n'est pas exploité très profondément : on reste quand même très souvent sur le point de vue des inspecteurs et l'esprit dérangé n'est pas vraiment décrit... C'est peut-être un point négatif mais finalement, ça ne m'a pas dérangé plus que ça !

 

Du côté des personnages, j'ai trouvé que certains d'entre eux étaient assez éloignés de nous alors qu'ils sont pourtant très ancrés dans la réalité (ils viennent d'être licenciés, ils ont des problèmes d'argent, …) mais je n'ai pas réussi à m'attacher à Vigo et Sylvain... Peut-être parce qu'ils ne sont là que pour lancer l'intrigue et n'ont pas réellement de rapport avec le tueur.

Par contre, les inspecteurs ont vraiment été un coup de cœur pour moi : pour refaire une comparaison avec Chattam, Thilliez a choisi de mettre en scène un « couple » de policiers qui, au premier abord, n'ont rien en commun, mais qui finalement finissent par se rapprocher... Lucie Hennebelle est touchante et vraie, avec ses jumeaux qui ne font pas leurs nuits et qui la poussent à bout ; Pierre Norman est un grand gentil qui se cache derrière une carapace de gros dur... Bref, deux personnages qui me touchent.


Le seul petit bémol que je reprocherais à ce livre, et ce qui n'en fera pas un coup de cœur est l'intrigue parallèle relative à Lucie : un mystère sur son passé plane pendant tout le livre et même si la découverte du tueur dévoile quelques petits détails, une boîte secrète dans une armoire fermée m'intrigue énormément...

La fin est surprenante grâce à des rebondissements inattendus (quoique qu'un dernier chapitre déjà-vu...).

 

 

En bref, une superbe découverte grâce à des recherches poussées de l'auteur sur un sujet assez tabou (le naturalisme) ainsi qu'à une intrigue riche en rebondissements et en découvertes macabres.

 

 

Luna, Calypso et Nelfe l'ont également lu.

 

Du même auteur

La forêt des ombres <3

Le syndrome [E]

[Gataca]

L'encre et le sang

Puzzle


Pour aller plus loin : J'ai vu sur Livraddict (et Flo de Tous les livres me l'a confirmé), La mémoire fantôme met aussi en scène Lucie Hennebelle et je compte bien découvrir son secret !!! Et bien sur, de nombreux autres titres de l'auteur me tentent beaucoup.

 

http://www.livraddict.com/images/logo_liv.jpg

 


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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 21:23

Contemporaine.

Version publiée en 2012,

aux éditions Points.

188 pages.


L'anniversaire du grand-père s'éternise. Scarlett ne supporte plus la présence des triplés, ses cousins aux yeux délavés. Pour les effrayer, elle leur parle du fantôme qui lui rend visite à la nuit tombée. Celle qu'elle appelle Bonnie, comme dans Autant en emporte le vent, s'est évaporée trente ans plus tôt. Les adultes, inconsolés, se souviennent. Sauront-ils enfin s'avouer ce qu'ils ont sur le coeur ?


les yeux au ciel

 

Ce livre était une de mes envies du mois de juillet : ce court roman me tentait par le côté mystérieux de la disparition de cette « Bonnie » et par le côté règlement de comptes des réunions de famille.

 

Le style de K. Reysset est agréable à lire, je ne la connaissais pas du tout mais son écriture est fluide et, même si elle utilise parfois des mots assez vulgaires, ils passent sans vraiment choquer car placés au bon endroit. Car l'auteure ne nous raconte pas une histoire mais plutôt une tranche de vie banale, à la manière d'A. Gavalda (mon avis sur Je l'aimais de l'auteur) : c'est en tout cas le rapprochement que j'ai fait à la lecture de Les yeux au ciel.

Le découpage du roman est particulier et très intéressant : l'histoire se déroule sur 4 jours (un long week-end) et est découpée par jour mais aussi par point de vue. En effet, chaque jour plusieurs personnages prennent la parole et nous font découvrir leur journée. Malheureusement, la famille est tellement nombreuse (16 personnages en tout) que l'on se perd parfois dans tous ces prénoms et cette généalogie...

 

De ce fait, les personnages nous paraissent assez éloignés de nous : le roman est trop court pour pouvoir nous permettre de découvrir toutes ces personnes au point de s'attacher à eux. J'ai trouvé ça assez dommage car certains personnages comme Léna ou Scarlett me semblaient très intéressants à développer et à suivre un peu en détails mais l'auteur nous noie dans les problèmes des autres personnages. D'ailleurs, j'ai eu l'impression que K. Reysset caricaturait un peu son histoire : tout le monde a des tracas dans sa vie, mais autant et en même temps, c'est un peu abusé !

J'ai néanmoins aimé retrouvé le côté que j'attendais le plus dans ces pages : la famille et tous les quiproquos et autres secrets de Polichinelle que tout le monde doit connaître dans sa propre famille...

 

L'intrigue m'avait également attiré mais je suis un peu plus sceptique sur ce point : la disparition de Bonnie, alias Violette la petite soeur morte prématurément, est présente dans les esprits de toute la famille et durant tout le roman. Cependant, l'auteure reste assez floue... J'aurais préféré qu'elle crève l'abcés, ce qui aurait mis un peu d'action dans son récit ou au moins un léger rebondissement, c'est dommage.

Surtout que la fin n'est, à ma grande surprise, pas axée sur ce thème mais sur un autre personnage qui était resté effacé dans les 180 pages précédentes.

 

 

Bref, une tranche de vie réaliste racontée très simplement. Malheureusement, le manque de rebondissement se fait sentir malgré le nombre de pages réduit et l'intrigue n'est pas assez développée pour devenir alléchante.

 

 

Calypso l'a également lu.

 

http://www.livraddict.com/images/logo_liv.jpg

 

J'ai lu ce livre en lecture commune avec Reveline, voici sa chronique.

 

Pour aller plus loin : Un autre livre de l'auteur me tente, il s'agit de Comme une mère. Il est classé en Chick-lit sur Livraddict mais d'après le résumé ça paraît un peu plus sombre...

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 19:44

Policier.

Version publiée en 1985,

aux éditions Gallimard (Carré noir).

248 pages.

 

Je m'appelle Nick Corey. Je suis le shérif d'un patelin habité par des soûlauds, des fornicateurs, des incestueux, des feignasses et des salopiauds de tout acabit. Mon épouse me hait, ma maîtresse m'épuise et la seule femme que j'aime me snobe. Enfin, j'ai une vague idée que tous les coups de pied qui se distribuent dans ce bas monde, c'est mon postérieur qui les reçoit. Eh bien, les gars, ça va cesser. Je ne sais pas comment, mais cet enfer va cesser.


1275 âmes

 

«Ben, ma foi, y a un écriteau juste à l'entrée du pays qui dit : 1275 ha., alors ça doit être à peu près ça. 1275 âmes.»

 

Dans ma wish-list depuis un moment, je l'ai emprunté à la médiathèque. La quatrième de couverture promettait un ton décalé et cynique, et l'on n'est pas déçu !

 

Nick Corey est donc shérif de Pottsville, un petit village paumé des USA. Sa vie se résume à manger, dormir coucher avec toutes les femmes qui voudront bien de lui et ne pas s'attirer d'ennuis. A la veille des élections du nouveau shérif, il compte bien respecter ce mode de vie... Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu (évidemment, sinon pourquoi faire un livre me direz-vous?!)

 

Les personnages sont caricaturaux au possible : on a droit au shérif qui se tourne les pouces, à sa femme qui n'est jamais contente de lui, à une maîtresse qui se fait battre par son mari d'ivrogne et à une ancienne fiancée qui le snobe (mais va finir par lui courir après...). En gros, le lecteur est propulsé dans un bon vieux western et tout est là pour nous mettre dans l'ambiance. Et même si les personnages et les chevaux de cow-boy suffisent, l'auteur en rajoute quand même une couche avec un langage très familier (que ce soit dans les dialogues ou dans le récit) ainsi qu'une narration en « je » et au présent de l'indicatif. On se croirait réellement au Texas !

 

Et finalement, même si le début demande un petit effort d'adaptation pour rentrer dans le quotidien des Pottsvillois et de Nick Corey, on s'habitue et les 250 pages de ce policier s'enchaînent très vite (une seule après-midi m'aura suffi pour en venir à bout!). L'intrigue, elle, est par contre un peu vite amenée : Nick se présente lui-même comme un homme à qui il ne faut pas trop en demander et qui préfère rester loin des ennuis et pourtant ici les meurtres, les complots et les mensonges s'accumulent... Je n'ai pas vraiment compris ce qui passait par la tête du shérif pour que d'un coup il décide de se débarrasser de tout son entourage, surtout avec cette violence parfois sans aucune vraie raison à mes yeux...

Certes, Jim Thompson a voulu dénoncer la justice et le système des USA avec un humour noir et décapant, mais je pense qu'il aurait pu un peu mieux mélanger tout ça et nous écrire une histoire un peu plus fluide.

 

Pour finir, un petit détail qui m'a chagriné tout au long du livre. Je ne sais pas du tout à quelle époque l'action se déroule et j'ai trouvé ça assez déroutant. Il y a quelques détails dans le mode de vie des personnages mais pour moi tout ne colle pas parfaitement (et ça me perturbe!). Au fil des pages, on comprend que les habitants de Pottsville se déplace pour la plupart en chevaux et carrioles, et l'auteur évoque également la ségrégation, voire même l'esclavage (les Noirs travaillent encore dans les champs de coton). Cependant, on croise ensuite des trains, des tramways et le téléphone... Bon il est fort possible que ça soit moi qui ait fait une fixette sur ça et que toutes ces technologies aient cohabité à un moment donné mais ça m'a laissé une donne d'impression...

 

Bref, une lecture agréable qui rappelle le ton cynique et mordant de San Antonio. Malgré une action un peu sorti de nulle part, le contexte reste sympa et assez bien tourné en dérision pour devenir drôle.

 

Cette lecture a été faite dans le cadre de la 8ème session du challenge Un mot, des titres du 31 mai 2012 pour le mot « âme ».

Challenge Un mot, des titres

 

 


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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 14:44

Policier.

Version publié en 2003,

aux éditions LGF.

221 pages, vendu 5.00€.

 

Désemparé à la mort de sa femme, sans emploi et à bout de ressources, François Lecoin va céder à la tentation du chantage. Un chantage qu'il a l'occasion d'exercer contre son propre frère, le brillant avocat en quête d'une carrière politique.

Ainsi s'ouvre pour lui une nouvelle vie, quitte à exercer le pire des métiers : celui qui fait commerce du scandale, e la calomnie et de la diffamation. Jusqu'au moment où ses manoeuvres se retourneront contre lui...

 

les 4 jours du pauvre homme

 

 

J'ai emprunté ce livre à la médiathèque.

 

Le résumé et le genre dans lequel ce livre est placé nous promet une enquête policière (donc une histoire louche)... Et en fait, j'attends toujours !

François Lecoin nous est tout d'abord décrit comme un chômeur avec un enfant à charge, une femme mourante à l'hôpital, des soucis d'argent et d'alcool. Ce qui paraît comme une amorce du roman va en fait tenir sur la moitié des pages de ce livre : on suit la déchéance, la honte, les mensonges et les humiliations de cet homme pendant 2 jours, jusqu'à la mort de sa femme et son entretien avec sa belle-soeur.

Puis vient la 2ème partie du roman, nous avons fait un bond de 3 ans, François Lecoin est riche, patron d'un journal à scandales, suivi et surveillé par la police pour les moyens douteux mis en place pour décrocher des secrets de hauts dirigeants et les afficher à tout-Paris... On pourrait dire que l'histoire policière commence vraiment ici, mais elle démarre quand même très doucement (et il ne nous reste que 100 pages à lire...). 

 

Les personnages ne m'ont pas paru réellement attachants, certains sont au fond du trou et se lamentent à longueur de journée, d'autres sont haut placés et le montrent à qui veut le voir... C'est cliché et malgré que ce roman ne soit pas bien long, cela devient quand même lourd ! 

Le personnage principal est, je trouve, le plus énervant : pauvre au début du roman, il se lamente jour après jour au bar du coin ; devenu riche, il se croit tout permis... LE mec à qui on aurait envie de foutre des baffes quoi !

 

 

La fin, on aurait pu le deviner, est précipitée si on considère ce roman comme un policier (ben oui, résoudre une enquête en moins de 100 pages c'est un peu compliqué...), et banale si on le considère plutôt comme un roman classique : un nouveau drame arrive, le personnage principal finit par réagir et faire le bon choix...

 

 

Bref, un roman à lire dans une optique de roman classique et non pas de policier, sinon on est vite déçu ! 


      PS : Après relecture de l'avis, je me trouve assez méchante dans certains propos et j'en suis désolée, mais je n'arrive pas à exprimer autrement mes impressions sur ce livre... Si vous avez lu ce livre, je serais heureuse de connaître votre avis !

 

J'ai lu ce roman dans le cadre de la session 7 du Challenge Un mot, des titres (pour le mot "jour").

Challenge Un mot, des titres

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 07:59

Wilt 1 : Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore.

Contemporain.

Version publié en 2005,

aux éditions 10/18 (Domaine étranger).

288 pages, vendu 7.50€.

 

Professeur de culture générale d'un lycée technique à Londres, Henry Wilt aborde la quarantaine dans un état critique. Alors qu'il tente à longueur de journée d'instruire une bande d'adolescents qui se soucient du sonnet shakespearien comme de leur premier porridge, sa femme Eva saisit la moindre occasion pour le harceler. Et tout y passe : son manque d'ambition, sa virilité de mollusque, son goût immodéré pour la bière. Wilt ne peut que grommeler en subissant ces réprimandes. 

Jusqu'à cette fameuse soirée, où ridiculisé une fois de trop, il décide de supprimer celle qui a de sa vie un enfer.

 

wilt tome 1

 

J'ai reçu ce livre grâce à un troc sur Troczone.

 

 

C'est surtout le titre complet du roman qui m'a donné envie de le lire : cette simple phrase annonce l'humour décalé et british du l'auteur et du livre.    

 

Comme prévu, les situations cocasses et les dialogues pleins de quiproquos font naître des sourires au coin des lèvres, et, si on est vraiment bon client, on peut laisser échapper un petit rire. A la hauteur de certains films britanniques comme les Mister Bean, le décalage attendu est au rendez-vous du début à la fin de ces 280 pages.

 

Cependant, la fin qui est là pour annoncer le tome 2, perd un peu cet humour pour faire place à un suspens assez inutile pour ce genre de lecture... L'auteur nous annonce plus ou moins subtilement que des enfants pourraient venir agrandir la famille Wilt, et augmenter la dose délire de ce roman. Le tome 2 est donc à lire pour moi si l'occasion se présente mais ne fait pas partie de mes priorités (comme à peu près toutes les suites de livres en fait...).

 

 

Bref, à lire si on aime l'humour anglais complétement décalé ou pour une pause lecture amusante et déstressante. (En somme, une sorte de chick-lit pour les anti ou pour les garçons, je vous laisse deviner ma catégorie...)


 

Chrystelle, Neph et Bambi Slaughter l'ont également lu.

 

Ce livre inaugure la liste pour le Challenge Tour des Genres en 365 jours pour le genre Contemporain.

 

Du même auteur sur ce blog

- Le gang des mégères inapprivoisées.

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 09:34

Ou comment kidnapper un mari quand on n'a rien pour plaire.

 

Contemporaine.

Version publiée en 2011,

aux éditions 10/18,

domaine Etranger.

219 pages.

 

 

Dans le Northumberland, depuis des générations, les dames Grope font régner la terreur autour d'elles. 

Signes distinctifs : un physique ingrat, une nature antipathique et des pulsions castratrices inversement proportionnelles à leur volonté de se reproduire. Qu'à cela ne tienne !

Chez les Grope, on kidnappe les hommes de mère en fille. Une coutume familiale dont le jeune Esmond Burnes va faire les frais...

Forcé de se réfugier chez son oncle suite à une agression alcoolisée de son père, l'innocent garçon va tomber entre les griffes de sa tante Belinda, née Grope, épouse frustrée et ménagère forcenée...

Disparitions suspectes, soûleries aggravées et torrides accés de folie... Même la police va perdre le fil.

 

Le gang des mégères inapprivoisées

 

Et bien, c'est un livre surprenant !

En effet, en lisant tout d'abord le titre et ensuite le résumé, on s'attend à voir des hommes soumis par des sorcières, où seules ces femmes peuvent donner leurs avis, ...

Et en fait pas du tout !!

Sans vouloir vous dévoiler tout le livre, mais le résumé est un peu à l'opposé du livre en lui même... (le suspens hein !!)

L'effet de surprise passé, l'humour décapant typiquement anglais est bien sûr présent tout au long du roman avec des scènes rocambolesques et improbables. Sans parler des personnages hauts en couleurs : la mère du héros qui se croit perpétuellement dans un roman à l'eau de rose, un père qui hait sa femme et passe ses soirées au pub pour ne pas tuer son fils, un oncle mafieux sur les bords propriétaire d'un abbattoir self-service, et une tante née Grope qui sort un peu du lot, qui est belle et déroge aux règles de la famille... Avec ça, le héros, Esmond ne peut être qu'un peu dérangé, et ben pas tant que ça ! Plutôt calme et normal, couvé par sa mère et detesté par son père, il est le seul personnage qui n'est pas complétement déjanté.

En conclusion, un résumé mensonger pour un roman drôle mais pas aussi surprenant que l'on imaginait avant d'ouvrir le livre... C'est dommage !

Cependant, il paraît que ses autres livres (Wilt par exemple, qui est dans ma LAL) sont plus dans l'esprit recherché, je n'abandonne donc pas ! =)

 

Snow, Plume et TuLisQuoi l'ont également lu.

 

Cette lecture participe au challenge God Save The Livre.

Challenge God Save The Livre

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 08:53

Classique.

Version publiée en 2004,

aux éditions Pocket,

collection Classiques à petits prix.

287 pages.

 

Thérèse a été élevée par sa tante dans le but d'épouser son cousin, un homme au tempérament maladif. Bientôt, elle ne supporte plus cette vie cloîtrée, ni ce sinistre passage du Pont-Neuf où Mme Raquin installe sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée s'éveille au contact de Laurent, un peintre raté dont elle devient la maîtresse. Les amants décident de noyer le mari.

L'âpreté, la sexualité, le crime. Zola est déjà Zola dans ce mélange puissant de roman noir et de tragédie, dans cet implacable réalisme social et humain.

9782253010074FS

"- Les gens meurent quelquefois, murmura-t-elle enfin. Seulement, c'est dangereux pour ceux qui survivent."

 

Depuis le temps que je voulais me replonger dans du Zola (depuis la 3ème en fait !), c'est fait et je n'en suis pas déçue !

On retrouve bien le style de l'auteur dés les premières lignes : ses descriptions parfaites des endroits et des personnages qu'il met en scène (et qui déplaisent à tellement...), moi j'adore ! Ces descriptions suffisent à nous raconter une histoire, pas de dialogues inutiles ni de conversations futiles.

Mais parlons maintenant de l'histoire en elle même. Thérèse, enfant rêvant à jouer dans les prés, est recueillie par sa tante et doit vivre à l'image de son cousin, malade et gavé de médicaments. Cette enfance refoulée va engendrer une jeune femme renfermée, froide et n'ayant plus le goût à rien. Evidemment, elle sera mariée à son cousin Camille.

On est alors face à la vie - tellement vide - d'une femme enlaidie par des frustations et du dégoût pour son mari, sa tante, son métier, ...

Ce roman est un roman d'amour, bien que la relation adultère soit décrite comme brutale et brulante. On sent un amour fusionnel entre les 2 amants, un amour qui va les détruire en les poussant à tuer le mari.

Tout au long du livre, les sentiments de tous les jours (l'amour, la haine, la jalousie) sont décuplés, ces sentiments légitimes deviennent violents et destructeurs.

Zola nous livre en fait une sorte de morale à sa manière, l'amour et le désir ne sont pas plus fort que la culpabilité. En effet, la passion qui a poussé les amants au crime va subitement s'éteindre et laisser place à la peur, le repoussement et les accusations. 

La fin est prévisible dans le sens où les sentiments des deux personnages sont tellement forts et qu'il n'y a qu'une seule issue possible, cependant, je l'aurais imaginé moins "romantique" si je peux dire ça comme ça... Enfin, je n'en dis pas plus ! ,)

 

Lu dans le cadre du Challenge Petit Bac

59180916

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:25

Biographie historique.

Edition publiée en 2011,

aux éditions Calmann-Lévy.

398 pages, vendu 21,50€.

 

Elle s'appelait Henrietta Lacks, mais les savants n'ont retenu de son nom que deux syllabes : HeLa. Elle travaillait dans les champs de tabac du sud des Etats-Unis où besognaient ses ancêtres esclaves, mais ses cellules, prélevées à son insu, sont devenues l'un des outils les plus précieux de la médecine moderne. 

Emportée par un cancer foudroyant en 1951, à l'âge de 31ans, elle a contribué sans le savoir à la mise au point du vaccin contre la polio, au décryptage des tumeurs et des virus, à la mesure des effets de la bombe atomique, et à des avancées telles que la fécondation in vitro, le clonage ou la thérapie génique.


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"Les morts, eux, n'ont plus droit au respect de la vie privée - même si certaines parties d'eux mêmes sont encore en vie."


Je remercie les Editions Calmann-Lévy que je ne connaissais pas et Livraddict pour m'avoir donné l'occasion de participer à mon premier partenariat.

J'ai entendu parler des cellules HeLa l'année dernière en cours de Bio Cell, et quand j'ai lu le synopsis de ce livre, j'ai été curieuse de connaître la vie de cette femme noire qui a révolutionné le monde médical à son insu.

Ce livre alterne les passages médicaux avec les passages de vie de la famille Lacks, c'est une sorte d'article scientifique romancé, ça aide à rentrer dans l'histoire et à comprendre un peu tout les termes barbares (inévitables) des explications scientifiques. 

Attention, phrase choquante : J'ai pris plaisir à me rappeler mes cours de l'année dernière sur le cancer !

L'histoire est assez émouvante dans le sens où on parle ici d'une femme issue d'une famille d'esclaves dans les champs de tabac, qui a eu son premier enfant à 14 ans et s'est mariée avec son cousin... Et qui va devenir LA source principale des recherches médicales ! Je trouve ça magique, comme une revanche sur la vie, même s'il elle ne l'aura jamais vécu...

Après la mort d'Henrietta, on assiste à une "guerre" entre scientifiques et industries, à qui réussira à tirer plus de profit des cellules d'une femme qui, elle, n'avait pas assez d'argent pour se soigner...

"Si notre mère est si importante pour la science, pourquoi est-ce qu'on a même pas le droit à être couverts par la Sécu ?"

On suit réellement le cheminement de l'auteur dans son enquête, en parallèle des chapitres de la vie qu'elle a pu reconstituer avec les divers témoignages récoltés dans la famille d'Henrietta et dans le monde scientifique de l'époque.

En dehors de la chasse aux cellules HeLa, on découvre aussi petit à petit la vie et la maladie d'une des filles Lacks : Elsie, sourde et muette, diagnostiquée "idiote" et épileptique, placée dans un établissement spécialisé, morte à l'adolescence. On se rend compte des choses horribles que la ségrégation a engendré : les mauvais traitements, les expériences douteuses, etc.

Un petit plus : le dossier de photos au milieu du livre où l'on découvre des photos de famille, des souvenirs, et des images des fameuses cellules HeLa observées au microscope. On a même le droit au certificat de décés d'Henrietta. Je trouve cette petite pause très sympa, qui permet de mettre des têtes sur les noms des Lacks et des médecins avant de trop s'y perdre entre les époques et les générations...

Ainsi que les dernières pages "Que sont-ils devenus ?".

Le hic pour moi : Les derniers chapitres, où l'on suit Rebecca et Deborah dans leur enquête, sont un peu trop axés sur la religion... ça fait partie intégrante des Lacks mais ce genre de choses me met mal à l'aise...

 

Marmotte et Audrey l'ont également lu !

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 13:43

 

Résumé : 

Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façons... La foire aux vieux, par exemple. Curieuse institution !

On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dés qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ? Le psychiatre Jacquemort se le demande - puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau.

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"On ne reste pas parce qu'on aime certaines personnes ;  on s'en va parce qu'on en déteste d'autres."

Mon avis : 

Un bon Boris Vian. J'ai eu un peu plus de mal à accrocher qu'avec L'écume des Jours mais ça reste dans le même style. J'ai trouvé le début un peu lent et sans interet puis, au fil des pages, on découvre la véritable histoire : celle d'une mère qui ferait tout pour ses enfants, quitte à les enfermer dans des cages.

 


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