Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 19:44

Policier.

Version publiée en 1985,

aux éditions Gallimard (Carré noir).

248 pages.

 

Je m'appelle Nick Corey. Je suis le shérif d'un patelin habité par des soûlauds, des fornicateurs, des incestueux, des feignasses et des salopiauds de tout acabit. Mon épouse me hait, ma maîtresse m'épuise et la seule femme que j'aime me snobe. Enfin, j'ai une vague idée que tous les coups de pied qui se distribuent dans ce bas monde, c'est mon postérieur qui les reçoit. Eh bien, les gars, ça va cesser. Je ne sais pas comment, mais cet enfer va cesser.


1275 âmes

 

«Ben, ma foi, y a un écriteau juste à l'entrée du pays qui dit : 1275 ha., alors ça doit être à peu près ça. 1275 âmes.»

 

Dans ma wish-list depuis un moment, je l'ai emprunté à la médiathèque. La quatrième de couverture promettait un ton décalé et cynique, et l'on n'est pas déçu !

 

Nick Corey est donc shérif de Pottsville, un petit village paumé des USA. Sa vie se résume à manger, dormir coucher avec toutes les femmes qui voudront bien de lui et ne pas s'attirer d'ennuis. A la veille des élections du nouveau shérif, il compte bien respecter ce mode de vie... Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu (évidemment, sinon pourquoi faire un livre me direz-vous?!)

 

Les personnages sont caricaturaux au possible : on a droit au shérif qui se tourne les pouces, à sa femme qui n'est jamais contente de lui, à une maîtresse qui se fait battre par son mari d'ivrogne et à une ancienne fiancée qui le snobe (mais va finir par lui courir après...). En gros, le lecteur est propulsé dans un bon vieux western et tout est là pour nous mettre dans l'ambiance. Et même si les personnages et les chevaux de cow-boy suffisent, l'auteur en rajoute quand même une couche avec un langage très familier (que ce soit dans les dialogues ou dans le récit) ainsi qu'une narration en « je » et au présent de l'indicatif. On se croirait réellement au Texas !

 

Et finalement, même si le début demande un petit effort d'adaptation pour rentrer dans le quotidien des Pottsvillois et de Nick Corey, on s'habitue et les 250 pages de ce policier s'enchaînent très vite (une seule après-midi m'aura suffi pour en venir à bout!). L'intrigue, elle, est par contre un peu vite amenée : Nick se présente lui-même comme un homme à qui il ne faut pas trop en demander et qui préfère rester loin des ennuis et pourtant ici les meurtres, les complots et les mensonges s'accumulent... Je n'ai pas vraiment compris ce qui passait par la tête du shérif pour que d'un coup il décide de se débarrasser de tout son entourage, surtout avec cette violence parfois sans aucune vraie raison à mes yeux...

Certes, Jim Thompson a voulu dénoncer la justice et le système des USA avec un humour noir et décapant, mais je pense qu'il aurait pu un peu mieux mélanger tout ça et nous écrire une histoire un peu plus fluide.

 

Pour finir, un petit détail qui m'a chagriné tout au long du livre. Je ne sais pas du tout à quelle époque l'action se déroule et j'ai trouvé ça assez déroutant. Il y a quelques détails dans le mode de vie des personnages mais pour moi tout ne colle pas parfaitement (et ça me perturbe!). Au fil des pages, on comprend que les habitants de Pottsville se déplace pour la plupart en chevaux et carrioles, et l'auteur évoque également la ségrégation, voire même l'esclavage (les Noirs travaillent encore dans les champs de coton). Cependant, on croise ensuite des trains, des tramways et le téléphone... Bon il est fort possible que ça soit moi qui ait fait une fixette sur ça et que toutes ces technologies aient cohabité à un moment donné mais ça m'a laissé une donne d'impression...

 

Bref, une lecture agréable qui rappelle le ton cynique et mordant de San Antonio. Malgré une action un peu sorti de nulle part, le contexte reste sympa et assez bien tourné en dérision pour devenir drôle.

 

Cette lecture a été faite dans le cadre de la 8ème session du challenge Un mot, des titres du 31 mai 2012 pour le mot « âme ».

Challenge Un mot, des titres

 

 


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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 09:44

Thriller.

Version publiée en 2011,

aux éditions Gallmeister (Americana).

300 pages.

 

New York, 1991.

La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d'une université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d'un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu'à ce qu'une mystérieuse agence lui propose «le job pour lequel on tuerait». Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d'une maison d'édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu'un.

Théorie du complot et culture pop se mélangent dans ce roman politiquement incorrect à l'humour noir décapant qui tient à la fois de la satire grinçante et du thriller paranoïaque.


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«Vous pouvez dire ce que vous voulez sur le libre arbitre ; nous sommes tous esclaves du destin.»

 

 

Merci à EloDesigns qui m'a offert ce roman lors du swap Vacances en 2011.

 

Le résumé est assez riche en informations sur le roman et les personnages mais bizarrement, on ressort surpris de cette lecture !

On atterrit dans le New-York de l'année 1991 : la crise est belle et bien là, les boulots sont durs à trouver, les loyers durs à payer. C'est d'ailleurs de tous ces problèmes que le narrateur, Todd, va nous parler tout au long de ce roman : ce que cette crise implique et ce qu'elle va provoquer après la rupture avec sa petite amie. En effet, pour pouvoir continuer à payer le loyer de son appartement de l'East Village, Todd recherche un colocataire et trouve Taylor qu'il décriera comme une bombe nymphomane aux 77 conquêtes. Todd introduit alors la notion de « baby-boomers », ces hommes et femmes nés juste après la 2ème Guerre Mondiale et qui occupent la plupart des boulots de New-York : les recruteurs deviennent alors très élitistes et seuls les diplômés des grandes universités trouvent des places...

Les personnages semblent très réels, surtout pour les lecteurs qui sont à peu près dans la même tranche d'âge (20-30 ans) puisque même 20 ans plus tard, le problème du chômage est resté le même... On s'attache alors à eux et même si l'action n'arrive vraiment qu'en fin de roman, on tourne les pages sans réfléchir pour savoir ce que vont devenir Todd et Taylor.

L'action, comme je viens de le dire, est quasi nulle dans les 3/4 du roman : l'intérêt est d'expliquer le contexte de l'époque et de faire approuver par le lecteur le point de vue de l'agence de recrutement Quid Pro Quo : "Si tu veux avoir un boulot, il faut le prendre à quelqu'un d'autre"... En l'éliminant du marché du travail définitivement ! Cette approche est assez sympa je trouve, c'est innovant et puis tellement simple en fait ! (pourquoi on n'y a pas pensé avant ?!? =) )

Les 100 dernières pages sont plus axées sur les relations entre l'agence, Taylor, Todd et Asher l’exécutant de Quid Pro Quo et la nouvelle conquête de Taylor. De même que pour le début, Greg Olear sait accrocher le lecteur puisqu'il corse un peu les choses en faisant de Taylor une assoiffée de sang et de pouvoir... Alors, qui va tuer qui, comment et pourquoi ?!

Totally Killer aurait pu être un véritable coup de cœur si l'auteur avait continué ainsi et développé comme il l'avait fait précédemment son passage sur la théorie du complot et tous les entremêlements de personnalités importantes mondiales dans la si spéciale agence de recrutement : j'ai adoré les explications de Maddox sur le pourquoi du comment de cette agence, ses buts et ses intérêts à travers le monde... Malheureusement, je trouve que cet aspect n'a pas été assez fouillé, il aurait mérité une petite centaine de pages supplémentaires !! Surtout qu'ensuite, l'agence et tout ce qui touchait de près ou de loin à Quid Pro Quo a disparu mystérieusement après l'arrestation d'un personnage (je ne dirai pas qui, c'est pas marrant sinon, surtout que je ne pensais pas que ça finirait comme ça!)

Pour finir, ce livre est rempli d'allusions aux évènements de l'année 1991, et même si pour moi qui suis née cette année-là, le contexte historico-politico-culturel reste assez flou, les anecdotes sont bien placées et apporte un côté réel à l'histoire de Taylor et Todd.

 

Bref, un quasi coup de cœur si Greg Olear avait poursuivi son effort jusqu'au bout : un petit relâchement sur le dénouement me laisse sur ma fin !

 

 

EloDesigns l'a également lu.

 

Cette lecture est comptabilisée dans le challenge «Le tour des genres en 365 jours» pour la catégorie Polar/Thriller.

challenge

 

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Qui pense quoi... (0) - Un avis ?
Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 13:32

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- L'été meurtrierde S. Japrisot. Encore un petit policier : on ne se refait pas ! =) Une histoire de viol et de machination... Il était dans la liste pour le BookClub de Juillet mais malheureusement il n'a pas gagné... (Le livre choisi est Le coeur cousu de C. Martinez, et je participerai quand même puisqu'il est à la médiathèque !)

 

- Le vol du corbeaude A. M. McDonald. Un policier qui se passe en 1962, donc en pleine Guerre Froide (période qui m'intéresse assez et qui m'a fait avoir la moyenne en histoire au bac : ce n'est pas négligrable !) aux USA : il est question de criminel de guerre et d'instituteur pédophile...

 

- Des souris et des hommesde J. Steinbeck. Un classique que je n'ai jamais lu... A essayer !

 

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Livr0ns-n0us et Marion F m'ont rejoint dans cette folle aventure, alors retrouvez désormais leurs propres Envies du Mercredi.

 

Alors, ai-je provoqué moi aussi de nouvelles envies ?!

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Qui pense quoi... (1) - Un avis ?
Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 19:07

Drame contemporain.

Version publiée en 1959,

aux éditions Folio.

502 pages.

 

 

Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon pêché, mon âme.

Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.

Elle était Lo le matin, Lo tout court, un mètre quarante-huit en chaussettes, debout sur un seul pied. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur le pointillé des formulaires. Mais dans mes bras, c'était toujours Lolita.

 

lolita

 

« Las, je suis Humbert Humbert à la poitirine crépue – osseux et dégingandé, avec d'épais sourcils noirs et un accent comique, l'étranger dont le sourire tranquille d'enfant sage dissimule un cloaque de monstres pourrissants. »

 

J'avais remarqué ce livre grâce au sujet qu'il proposait. Moi qui suis friande de toutes les bizarreries et les étrangetés, cette histoire de pédophilie m'a tout de suite interpellé.

Ce drame est composé de 2 parties : Humbert Humbert, un prof de littérature français divorce de sa femme qu'il n'a jamais aimé (il appelera cette union un « mariage alimentaire », déjà les femmes ne l'intéressent pas, seules les jeunes filles détournent son regard). Il part en Amérique où un de ses oncles lui lèguent un petit héritage à condition qu'il s'occupe de ses affaires. Il trouve alors un chambre à louer chez Charlotte Haze, veuve et sa fille Dolorés, 12 ans. Tandis que cette enfant lui remémore son passé et réveille son désir, la mère tombe amoureuse de lui et Humbert l'épouse pour pouvoir rester aux côtés de Dolorés. La deuxième partie se met en place grâce à la mort de Charlotte, écrasée par une voiture lorsqu'elle traversait la rue pour afficher au grand jour les penchants pervers de son nouvel époux, découverts dans son journal intime. S'en suit une escapade dans toute l'Amérique, un tête à tête en « Lolita » et son nouveau tuteur légal.

 

Le début du roman m'a vite refroidie par 2 aspects. Tout d'abord, il est question d'inceste : c'est toujours un peu plus difficile quand l'acte de pédophilie se passe dans la famille, mais bon, je voulais quand même tenté. Le plus choquant est de voir que le narrateur, qui est le pédophile et qui parle donc à la 1ère personne assume pleinement ses perversités envers les « nymphettes » comme il appelle les jeunes filles d'une dizaine d'années seulement. Ensuite, ce livre est présenté comme un lettre d'aveu puisque l'auteur nous laisse comprendre que nous somme à la veille du procès de ce monstrueux personnage nommé Humbert Humbert. (La préface m'apprendra par la suite que c'est en fait une confession du héros qui se trouve en prison, en attendant d'être jugé pour meurtre), (oui, je lis les préfaces après avoir lu le livre, chacun son truc!). Bref, le 2ème aspect est donc la narration en « je », qui colle parfaitement au contexte mais qui du coup met encore plus mal à l'aise le lecteur : on est face au point de vue et aux pensées profondes et dégoutantes d'un violeur... Ce qui me plait beaucoup dans les thrillers où l'on est très détaché du personnage m'a dérangé et même presque dégouté dans cette lecture.

Pour couronner le tout, Nabokov écrit certains passages d'une manière très crue, voire obscène (je pense à la scène du canapé pour ceux et celles qui l'ont lu). J'ai donc eu assez de mal à passer cette première partie.

 

La deuxième partie est peu plus abordable car plus rythmée : les pensées d'Humbert Humbert sont effacées par le périple des 2 personnages, d'hôtels en hôtels et de villes en villes. De plus, on pose un nouveau regard sur cette relation incestueuse lorsqu'on se rend compte que Lolita est en réalité bien consciente de ce que son tuteur veut d'elle et lorsqu'elle devient une vraie manipulatrice. Le pauvre homme devient alors le pantin de la gamine, le dégoût qu'on a pu éprouver pour lui se transforme en pitié...

 

Plus on tourne les pages, et plus ce récit se dévoile en fait comme une véritable preuve d'amour d'un homme pour une jeune fille, on en oublie parfois le caractère incestueux pour finalement détester Lolita qui va pousser à bout le narrateur et s'enfuir, le laisser seul après lui avoir fait faire le tour des USA et avoir dilapidé une bonne partie de son argent en hôtels luxueux, garde-robes, etc.

 

Je voudrais finir en parlant de l'écriture merveilleuse de Nabokov. Ecrit après la 2nde Guerre Mondiale, le style de l'auteur nous emporte à l'époque de Maupassant ou Zola. Les mots sont choisis méticuleusement et chaque détail mérite une description des plus complète et précise. L'écriture est soignée et on sent le temps et l'application que l'auteur a mis dans cette oeuvre. 

 

 

Bref, une magnifique histoire si l'on arrive à passer une première partie assez éprouvante. Nabokov nous offre 500 pages de poésie et d'amour, que l'on admire au fur et à mesure du recul (nécessaire!) que l'on prend sur ce récit.

 

Snow, Luna et Melisende l'ont également lu.

Publié dans : Qu'est-ce qu'on lit ici ? - Communauté : Chronique de nos lectures
Qui pense quoi... (1) - Un avis ?
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 14:01

wishlist1

 

Merci à Nymeria chez qui j'ai piqué ces 3 envies !


- Là est la dansede A. Sackville. Un explorateur disparaît au Pôle Nord, sa femme dépérit en l'attendant... Il sera retrouvé 60 ans plus tard, son journal à la main. En fouillant dans son passé, une de ses descendantes va découvrir des secrets enfouis sous la glace. (Sa chronique mitigée)

 

- Le diable de Radcliffe Hallde S. Des Horts. Les années 50 : une jeune américaine vient chercher son futur époux (riche si possible) en France... Elle devient le jouet de l'aristocratie, à moins que ce soit elle qui s'amuse le plus ! (Sa chronique élogieuse)

 

- Le retour de Silas Jonesde T. Franklin. Un policier sur fond de ségrégation dans l'Amérique des années 70... Et pour une fois, ce n'est pas le « noir » l'accusé ! (Sa chronique coup de coeur)

 

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Livr0ns-n0us et Marion F m'ont rejoint dans cette folle aventure, alors retrouvez désormais leurs propres Envies du Mercredi.

 

Alors, ai-je provoqué moi aussi de nouvelles envies ?!

Publié dans : Mes envies du Mercredi
Qui pense quoi... (2) - Un avis ?
Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 10:30

Drame.

Version publiée en 2003,

aux éditions France Loisirs.

389 pages.

 

 

Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie.

Assassinée à l'âge de 14 ans, le 6 décembre 1973.

"Mon prof préféré était celui de sciences naturelles, Mr. Botte, qui aimait faire danser les grenouilles et les écrevisses à disséquer dans leur bocal paraffiné, comme pour leur rendre vie. Ce n'est pas Mr. Botte qui m'a tuée, au fait. Et ne vous imaginez pas que tous ceux que vous allez croiser ici sont suspects. C'est bien ça le problème. On n'est jamais sûr de rien... C'est un voisin qui m'a tuée."

Susie est au Ciel, et pourtant son aventure ne fait que commencer...


la nostalgie de l'ange

 

Ce roman m'avait plu par son résumé et par le développement de l'intrigue avec le point de vue de la victime, du haut de son paradis. Finalement, j'ai eu du mal à accrocher à de nombreuses reprises.

 

On ouvre ce livre directement sur le viol et le meurtre de la petite Susie, racontés par elle-même. D'ailleurs, toute l'histoire sera à la première personne, du point de vue de Susie qui regarde tout son petit monde bien installée dans son paradis. Cette narration est déjà étrange, la pré-adolescente est omnisciente, et nous rapporte les faits et pensées de toutes ses connaissances qu'elle va suivre pendant de nombreuses années.

 

L'ensemble est assez bien retranscrit : on retrouve les 5 fameuses phases de deuil (choc, colère, négociations, dépression et acceptation) mais différemment vécues par chaque personnage... Ce qui va amener le lecteur à s'identifier plus ou moins et à prendre parti pour certains personnages. Personnellement, je me suis sentie plus proche de la petite sœur Lindsey, qui se forge une carapace et avance coûte que coûte et j'ai franchement détesté la mère qui semble complétement déconnectée de la réalité... D'autres préféreront sans doute le père, qui se rattache à chaque petit détail pour ne pas oublier sa fille. Le petit frère, Buckley, très jeune lors du drame, est un peu la note fraîche du récit : il ne comprend pas où est parti sa sœur, et pose des questions avec ses mots d'enfants. Les amis de Susie auront aussi une place importante dans le récit.

 

Cette partie post-meurtre est ponctuée par des flash-backs vers des temps plus heureux, où la famille était au complet et où tout le monde semblait heureux... Hormis la vue panoramique de Susie sur son entourage, l'auteure a centré plus ou moins le récit sur la mère qui n'est peut-être pas la maman attentionnée que tout le monde connaît...

 

Finalement, tous ces personnages et cette narration à la première personne alourdissent le roman, et nous perdent dans les dates, les lieux, etc. J'ai été déçue de ne pas suivre un peu plus le tueur et l'enquête sur le meurtre, qui avait l'air d'être assez prenante : pas d'indices, pas de corps, pas de suspect potentiel pour la police alors qu'on sait depuis le début qui est le meurtrier... Tout pour me plaire ! Malheureusement, on a le droit à seulement quelques petits passages sur les anciennes victimes de Mr. Harvey et de ses pensées plutôt dérangées.

 

Et pour finir, le passage qui décidément ne passe vraiment pas depuis que je l'ai lu : la « fin » si on peut dire ça puisque il nous reste un peu plus de 50 pages à lire ensuite : un événement paranormal va se produire. Ça aurait pu passer si il y avait eu un début, un milieu et une fin mais là, ça arrive de nul part... et ça repart comme c'est arrivé ! J'ai trouvé que c'était un passage assez maladroit pour réunir 2 personnes (j'essaye de rester un peu floue pour ceux qui ne l'ont pas lus...) et qui aurait mérité un peu plus de merveilleux et de travail, et surtout beaucoup plus de pages !!

En effet, je trouve que ce passage est finalement assez important dans le roman après avoir suivi Susie et pourtant cette parenthèse ne prend pas plus de 5 pages (j'ai pas compté mais voilà, dans le roman entier de presque 400 pages, c'est minime... trop à mon goût !).

 

Bref, ce roman aurait pu me plaire par la narration du personnage mort dès le début mais beaucoup trop de détails m'ont gênés : des passages trop longs, d'autres trop vite expédiés ainsi qu'une enquête et un meurtrier trop peu exploités...

 

 

Neph, Mina, Plume et Calypso l'ont également lu.

Publié dans : Qu'est-ce qu'on lit ici ? - Communauté : Chronique de nos lectures
Qui pense quoi... (2) - Un avis ?
Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 10:48

wishlist1

 

Pas de nouvelles envies la semaine dernière, j'ai eu une semaine chargée... une semaine de vacances quoi ! =) Bref, tout de suite, 3 nouveaux titres découvert au mois de février sur différents blogs, je ne sais plus trop lesquels, je m'en excuse... N'hésitez pas à me dire si vous les avez lus ou si vous les possédez !



Angelatome 1 : La mort est ma raison d'être de J. M. Tean. Une fois n'est pas coutume, j'ai craqué pour un début de saga, de fantasy jeunesse qui plus est... Le côté malédiction me plaît bien, le côté amourette adolescente un peu moins...

 

Leçons du monde fluctuant de J. Noirez. De la fantasy encore, sur un sujet un peu dérangeant apparemment (pédophilie ou en tout cas, envies un peu pervères...) mais dans un monde un peu décalé en mode Alice au Pays des Merveilles... Néanmoins, en étant en train de lire Lolita de Nabokov, j'avoue que les penchants pervers me font moins rêver en ce moment !

 

L'étrangleur de Cater Street de A. Perry, le premier tome de la saga Charlotte et Thomas Pitt, romans policiers victoriens : une héroïne un peu rebelle pour l'époque, et des enquêtes de Scotland Yard.

 

http://img11.hostingpics.net/pics/191261mercredi53.jpg

 

 

Livr0ns-n0us et Marion F m'ont rejoint dans cette folle aventure, alors retrouvez désormais leurs propres Envies du Mercredi.

Publié dans : Mes envies du Mercredi
Qui pense quoi... (1) - Un avis ?
Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 14:47

In My Mailbox

 

En avril, j'ai accueilli 3 nouveaux livres dont un dédicacé (ma première dédicace!) : Le cinquième jour de Maud Tabachnik grâce à Voz' et son concours Quais du Polar (merci beaucoup à toi!!).

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Et mon frère s'est débarrassé du livre qu'il devait lire pour les cours, ça tombe bien il était dans ma wish-list : Le secret de P. Guimbert.

un-secret.jpg

Livr0ns-n0us m'avait annoncé qu'il me manquait un petit paquet lors de la réception du swap Tissons des liens, et je l'ai reçu ce mois-ci : L'âme du mal de M. Chattam. Encore merci et j'en reviens toujours pas : comme je lui expliquais je l'ai reçu le lendemain du jour où je me suis dit : « Vendredi t'es en vacances, samedi tu vas emprunter L'âme du mal à la médiathèque pour le challenge de Calypso ! »... Bref, c'est fou je trouve ! =)

ame-du-mal.jpg

 

De mon côté, j'ai vendu le premier tome des aventures de Wilt de T. Sharpe.

 

______

 

 

Bilan

 

 

En ce mois d'avril, j'ai donc lu (ou fini de lire) 4 livres qui sont sortis de ma PAL.

Le train de la mort de C. BernadacLe dernier jour d'un condamné de V. Hugo

Ce cher Dexter de J. Lindsay (que je ne chroniquerai pas je pense)

La nostalgie de l'ange d'A. Sebold

 

 

PAL : -4 +3 → 43 livres.

Pile à troquer : -1 → 10 livres.

 

Côté challenges, j'ai ajouté 2 livres à la liste du Tour des genres en 365 jours (le récapitulatif ici), et j'ai participé (2 fois!) à la 7ème session du challenge Un mot, des titres de Calypso (mot « jour »).

 

Challenge Un mot, des titres  

 

Lectures challenge : +4

Tour des genres en 365 jours : 5 genres/5, 6 livres. J'ai donc réussi le niveau que je m'étais fixé, à savoir un livre pour 5 genres au choix et je me lance du coup pour le niveau au dessus : 2 livres pour 5 genres aux choix.

challenge

 

 

 

Voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous avez des améliorations, etc... 

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Qui pense quoi... (2) - Un avis ?
 
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